Qui décide où s’arrête un mot ?
Dans les traitements de texte en anglais, le nombre de mots correspond en général au nombre de blocs séparés par des espaces. ‘It's a well-known fact.’ compte 4 blocs séparés par des espaces, donc 4 mots. ‘well-known’, relié par un trait d’union, compte pour un. Cette méthode, simple et prévisible, sert couramment de référence de longueur pour les devoirs et articles en anglais.
Coréen : par eojeol
Le coréen utilise lui aussi des espaces ; en comptant de la même manière, on obtient le nombre d’eojeol (unités séparées par des espaces). ‘나는 학교에 갑니다’ (je vais à l’école) compte 3 eojeol. Sur le plan linguistique, on peut découper plus finement en morphèmes, comme ‘나/는/학교/에/가/ㅂ니다’, mais dans le décompte courant chaque eojeol compte pour un mot. Cet outil compte lui aussi par eojeol.
C’est pourquoi un texte coréen compte généralement moins de mots qu’un texte anglais de même contenu : les particules et terminaisons s’accolent au mot précédent pour former un seul eojeol. C’est aussi la raison pour laquelle la longueur des textes coréens s’exprime surtout en caractères plutôt qu’en mots.
Japonais et chinois : pas d’espaces
Le japonais et le chinois n’utilisent pas d’espaces à l’intérieur de la phrase. En comptant d’après les espaces, une phrase entière devient 1 mot. Cet outil découpe donc en mots les blocs de kanji et de kana grâce au segmenteur d’internationalisation intégré au navigateur (Intl.Segmenter). Ce segmenteur estime les frontières des mots à l’aide d’un dictionnaire, par exemple ‘東京/に/行き/ます’ (je vais à Tokyo).
Toutefois, ce qui constitue un mot dépend du dictionnaire et du segmenteur. Une même phrase donne des décomptes différents selon l’outil ; c’est pourquoi la longueur des textes japonais et chinois se fixe généralement en caractères. Le papier manuscrit japonais (genkō yōshi) et la longueur des textes chinois reposent eux aussi sur les caractères.
Chiffres et symboles
Cet outil ne compte comme mot qu’un bloc contenant au moins une lettre ou un chiffre. ‘2026년’ (l’année 2026) compte pour 1 mot, et un ‘—’ ou un ‘·’ isolé n’est pas un mot. Pour la fréquence des mots, la ponctuation de début et de fin est retirée et tout est mis en minuscules : ‘Text,’ et ‘text’ sont regroupés comme un même mot.
En résumé : pourquoi chaque outil donne un chiffre différent
- Les mots reliés par un trait d’union ou une apostrophe comptent-ils pour un ou pour deux ?
- Les blocs composés uniquement de chiffres sont-ils des mots ?
- Avec quel dictionnaire découpe-t-on les langues sans espaces ?
- Recolle-t-on les mots coupés par un trait d’union en fin de ligne ?
Si le document à rendre est limité en nombre de mots, le plus sûr est de faire la vérification finale avec le logiciel indiqué par le destinataire (par exemple un traitement de texte précis).
Date de référence: 2026-09-23